26 mai 2019
de Emmanuel Boullier
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La difficulté d’être un autodidacte en France et pourtant…

« Tu as fait quoi comme études pour en arriver là ? » Une question que l’on m’a maintes fois posée et pour laquelle je n’ai toujours eu qu’une seule et unique réponse : « aucune, j’ai tout appris par moi-même ». Une fierté personnelle mais aussi une vraie difficulté tout au long de ma vie professionnelle…

Être autodidacte… avantage ou handicap ?

En France, on est parfois étonnants : on aime ce qui est différent mais pas trop sortir du cadre.

Dans le monde professionnel, on se retrouve souvent confronté à cette problématique dès que l’on ne répond pas à des critères très établis, dont le premier : les études.

Malgré les nombreux doutes qui émergent actuellement sur notre système éducatif et les réflexions menées pour le faire évoluer, force est de constater que les diplômes restent LA référence pour bon nombre de décideurs économiques. Et pas uniquement en termes de recrutement.

Dans notre société en perpétuelle évolution et pour laquelle on a du mal à définir les métiers de demain dont un grand nombre restent encore inconnus à ce jour, le nombre d’autodidactes ne cessent d’augmenter. Il y a dix ans déjà,  dans un article pour Libération concernant un rapport sur l’éducation qu’il venait de réaliser pour l’OCDE, François Taddei, généticien, faisait part de sa conviction que « le système le plus performant sera celui qui forme les meilleurs autodidactes ». Il évoquait même le nombre de 6 milliards d’autodidactes possibles à termes du fait de l’évolution de nos modes d’apprentissage.

Cette dernière décennie ne semble pas le contredire tant l’accélération des mutations tant technologiques que sociétales a permis l’émergence de nouveaux horizons : informatique, digitalisation, recherche scientifique, liberté d’entreprendre… autant d’environnement dans lesquels les autodidactes ont pu ou su trouver une place, et pour certains, s’offrir de grandes réussites. Xavier Niel, Gérard Mulliez ou Alain Afflelou ne sont que quelques exemples de personnalités françaises ayant fait fortune en bâtissant des empires… quasiment sans un diplôme en poche.

Tout semble laisser croire qu’il est donc possible de réussir dès lors que l’on a la capacité à apprendre par soi-même et à se forger les compétences nécessaires pour réussir dans son entreprise. Être autodidacte constitue donc une véritable force à notre époque où tut évolue très vite.

Malheureusement, les quelques cas évoqués précédemment ne sauraient masquer la réalité que vivent de nombreuses personnes, notamment en France, qui, bien que riches de grandes compétences ne peuvent les exploiter, faute d’obtenir la confiance nécessaire de leurs différentes parties-prenantes. Dès lors, cette force peut très rapidement devenir un réel handicap.

La France encore trop frileuse, les décideurs trop timides

Lancer ou développer son activité nécessite de l’investissement et de la force de conviction, quelle que soit la nature du projet. Chaque entrepreneur doit convaincre ses investisseurs, ses partenaires, ses collaborateurs, ses clients… du bien-fondé du projet et du potentiel de ce dernier.

Cela est bien sûr compliqué mais sans aucune mesure avec un entrepreneur sans diplôme qui souhaite se lancer en France. Pourquoi ? Parce que dans notre pays, ils sont trop peu nombreux les décideurs qui acceptent de prendre le risque de financer un projet porté par une personne n’ayant pas suivi le bon cursus ou disposant des bonnes références.

Les banques en sont l’exemple le plus symptomatique. Alors qu’elles sont prêtes à prendre des risques insensés en matières d’investissement dans des montages financiers hasardeux, pratiquement aucune ne vous soutiendra si vous ne montrez pas « patte blanche » et ne justifiez pas d’un minimum de formation en matière de gestion, de technique et autres compétences qui leur permettent de valider leur référentiel !

Se tourner vers des business angels peut être une alternative, ces derniers étant plus enclins à investir sur les projets moins immédiatement « bankable ». Mais cela reste tout aussi complexe, les tours de table devenant de plus en plus structurés et finalement se rapprochant assez près des fonctionnements des investisseurs « classiques ».

Cette timidité partagée limite l’entreprenariat en France et ne facilite pas la libérations des projets d’avenir, portés par des femmes et des hommes dont la principale force et de savoir se nourrir en permanence de leur environnement et des évolutions de notre société.

Pourtant certains pays comme les États-Unis sont bien plus ouverts à ce type de profils que la France. L’exemple de Steve Jobs, autodidacte parti de rien pour devenir l’un des plus grands entrepreneurs de ce siècle, sur un métier qui n’existait pas encore à l’époque, aura su les convaincre de la richesse de ces femmes et hommes.

Alors, peut-être qu’un jour la France saura évoluer… nous n’espérons que ça !

Emmanuel Boullier

4 août 2017
de Emmanuel Boullier
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Financement participatif : un mode de financement au potentiel énorme

En quelques années seulement, le financement participatif a su s’imposer comme un mode de financement éthique et efficace. Qu’il s’agisse du financement à la création d’une start-up, au développement d’une entreprise ou bien à des projets personnels, cette alternative à l’emprunt bancaire séduit.

Avec 628,8 millions d’euros de fonds collectés en 2016, contre seulement 7,9 millions d’euros 5 ans plus tôt, le crowdfunding a le vent en poupe. Pourtant, ce nouveau mode de financement demeure trop peu connu. Pour preuve, il ne représente que 5% des sources principales de financement à la création d’entreprise. Les fonds personnels représentent, eux, 91% et l’emprunt bancaire 27%.

Désinformation ? Méfiance ? Il représente, pourtant, une belle alternative à l’emprunt bancaire et pourrait permettre à beaucoup de s’affirmer au sein de l’économie. Il pourrait même représenter une importante menace pour les acteurs traditionnels du marché financier…

Des consommateurs affirmés

Le marché financier, resté très longtemps traditionnel, ne laissait que peu de place à la concurrence. Cependant, après plusieurs années de crise suite au krach boursier de 2008, il semblerait que les banques aient perdu la confiance que leur accordaient les Français. D’après l’Ipsos, c’est 32% des Français qui déclaraient, en 2016, ne pas faire confiance à leur banque.

A cette méfiance, s’est ajouté l’engouement technologique des nouvelles générations. Ces jeunes entrepreneurs, à la pointe, ont su imposer leur vision du monde en développant des services financiers répondant aux attentes du marché. Ces nouvelles start-ups spécialisées dans le domaine de la finance, ou bien FinTechs, ont su devancer et concurrencer le secteur bancaire longtemps indétrônable. Transparence, équité et prix attractifs sont autant de critères que les FinTechs ont su apporter sur le marché.

Le développement du financement participatif témoigne des nouvelles exigences de consommateurs engagés et souhaitant avoir également leur mot à dire au sein de l’économie.

Comment mener à bien sa campagne

Avoir recours au financement participatif pour financer ses projets requiert une certaine préparation. Une campagne non préparée est une campagne vouée à l’échec. Et préparer sa campagne peut être plus difficile qu’on ne le pense. Aujourd’hui, en France, seulement 24% des start-uppeuses et 13% des start-uppeurs aboutissent à leur campagne de financement participatif. Il manque, pourtant, parfois très peu pour que le succès soit au rendez-vous. Ainsi, il est important de ne pas négliger cette étape.

Pour mener à bien sa campagne, il est tout d’abord primordial de trouver une plateforme de financement sérieuse et adaptée à votre projet afin d’être en contact avec des personnes sensibles à vos projets.

Faire examiner votre projet par des spécialistes (Ecobole) pourrait également vous éviter de présenter un projet incertain.

Le détail et la présentation de votre projet représentent, ensuite, la prochaine étape. Il est, en fait, question de vendre votre projet aux potentiels investisseurs. Un projet non structuré, sans réels buts, ni perspectives d’avenir n’attirera pas.

Enfin, la communication liée à votre projet, jouera également un grand rôle dans le succès de votre campagne.

Perspectives du financement participatif

Bien que le financement participatif soit de plus en plus populaire, l’originalité de son concept reste menacée. Révolutionner un secteur resté si longtemps traditionnel est chose difficile. Gagner la confiance des Français, qui restent méfiants face aux FinTechs, demande du temps. Uniquement 41% d’entre eux ont confiance en les nouvelles technologies liées au secteur bancaire. Cette tendance est, cependant, beaucoup plus positive dans le reste de l’Europe et devrait gagner la France également.

Enfin, les banques représentent, elles aussi, une menace à ne pas négliger. En effet, malgré le retard accusé, ces dernières commencent, elles aussi, à réaliser le potentiel des FinTechs sur le marché. Et les plateformes de financement participatif représentent une belle part de gâteau qu’elles ne comptent pas abandonner. Ainsi, entre rachat et partenariat, il est important que le concept même de ces start-ups innovantes et indépendantes ne se perde pas.

Article rédigé en collaboration avec MONEYBANKER

 

29 juin 2017
de Emmanuel Boullier
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De quoi l’avenir sera fait avec les banques dans le crowdfunding

Il y a cinq ans, un Directeur régional d’une grande Banque Nationale m’avait demandé si j’étais opportuniste en ayant créée ma plateforme de Financement Participatif www.ecobole.fr. Je lui ai répondu du tac au tac que je ne l’étais pas et que j’avais créé ma société afin d’aider mon prochain à créer sa propre entreprise tout en l’aidant à lever des fonds auprès du public, ce qui lui constituerait un capital de départ.

Quand je pense qu’il y a cinq ans, les banquiers ne nous prenaient pas au sérieux (nous créateurs d’entreprises et visionnaires) avec nos plateformes de crowdfunding et que maintenant ils y voient un intérêt non négligeable. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’ils ne sont pas comme nous ces gens-là, ils ne voient pas à long terme mais à court terme et ce, parce qu’ils ne créer rien à part de la misère autour d’eux. Beaucoup d’entre eux ne savent même pas lire un business plan et ou encore un simple prévisionnel (croyez en mon expérience vécue avec ma société).

Ceci dit, comme le célèbre magazine Forbes l’évoquait il y a quelques années déjà, à l’aube de 2020 le crowdfunding devrait capter des flux financiers sur l’ensemble de la planète à hauteur de mille milliard de dollars. Donc il n’y a pas de hasard si les banques arrivent sur le marché et commence à tuer ce beau principe qu’est le Financement par la foule. Et oui elles ne sont là que pour espérer voir la musique tourner comme elles le prédisent.

Kisskissbankbank racheté par la Banque Postale ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’avenir et nous en reparlerons surement un jour car nous allons retomber dans les mêmes travers car l’heure actuelle. Regardons le compte Nickel racheté par BNP Paribas et nous allons surement voir le changement très prochainement, rien ne dit qu’ils ne vont pas mettre des frais de je ne sais quoi.

Donc je vous pose la question. Qui est l’opportuniste dans l’affaire ? Pour ma part je n’ai voulu que faire mon devoir d’être humain en aidant mon prochain tout simplement et tout en gagnant ma vie mais sans avoir des rêves démesurés. Et oui, je n’ai nullement besoin d’hélicoptère, de Ferrari, de Rolex et ou encore de villa à Monaco.

Pour rappel : L’opportunisme est une conduite qui consiste à tirer le meilleur parti des circonstances, parfois en le faisant à l’encontre des principes moraux.

16 mai 2017
de Emmanuel Boullier
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Quand les banques pervertissent le monde du crowdfunding

Marre des faux semblants de la part de certains acteurs du crowdfunding qui sont prêt à nous faire prendre des vessies pour des lanternes !

Il y a un an et demi, nous évoquions, dans un de nos billets, l’arrivée massive des banques dans l’univers du crowdfunding et de l’impact que cela pourrait avoir sur ce mode très spécifique de financement participatif.

18 mois plus tard, force est de constater, que certains de ces « nouveaux entrants » n’ont aucun scrupule à battre en brèche certaines valeurs pour trouver leur place dans cet écosystème.
Petite preuve par l’exemple…

De la plateforme hypra locale… au Luxembourg

Au départ l’idée est séduisante…

Le lancement d’une plateforme de financement participatif régionale (www.kengo.bzh) pour valoriser les porteurs de projets d’un territoire avec des financements issus du même territoire. La liste des projets également avec des campagnes pour la culture, le sport, l’économie avec des niveaux de financement très différents selon les projets. Jusque-là rien à redire, l’ensemble est propre, structuré et valorisant !

Pourtant, lorsque l’on creuse un peu, cela commence à nous gêner aux entournures !

Le responsable de la plateforme est directement issu du sérail et dispose d’une expérience plus qu’impressionnante dans le domaine bancaire. Plus étonnant, c’est justement cette banque qui supporte le financement de la plateforme, opportunité que nombre de nos confrères n’ont jamais eu ! Le fil semble un peu gros mais passons… et intéressons-nous aux modalités de paiement sur cette plateforme.

Et là, on s’aperçoit que le paiement est fléché vers une application, propriété de la banque précédemment citée et hébergée au Luxembourg (mangopay). Drôle de choix pour une plateforme que se veut hypra locale et vante les mérites d’une économie de proximité et de la création de valeur sur le territoire. Plus embêtant encore lorsque l’on se remémore les impacts récents du Lux leaks.

Et la transparence dans tout ça ?

L’univers du crowdfunding évolue, de nouveaux acteurs y entrent, d’autres en sortent et cela est parfaitement normal. Cependant, il est pour nous difficile à accepter que les règles du jeu ne soient pas les mêmes pour tous. Au départ, lorsqu’ecobole s’est créé, nous n’avons pu disposer d’aucun financement, les banques jugeant notre projet « irréaliste » et sans potentiel.

Aujourd’hui, la majorité des banques françaises se sont lancées dans le financement participatif pour réussir à capter de nouveau les flux financiers qu’elles ne maitrisaient plus de manière traditionnelle. Pour cela, certaines ont investi des sommes importantes pour développer des partenariats avec des acteurs en place, d’autres préfèrent le faire de manière moins transparente.

Pour ecobole, il s’agit d‘une concurrence ultra déloyale, les banques disposant de capitaux importants – souvent ceux des sociétés telles que les nôtres – qui leur permettent de récupérer un système dans lequel elles ne croyaient pas au départ. D’un côté elles investissent fortement dans le crowdfunding et de l’autre elles refusent de soutenir les petites plateformes à l’origine du mouvement.

Qu’elles aient au moins le courage de l’assumer au lieu de jouer un double jeu bien loin des valeurs portées par l’ensemble de notre profession !

Et voici la suite de l’histoire pour ma société : Ma banque a coulé mon entreprise

23 février 2017
de Emmanuel Boullier
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Ecobole vous aide à promouvoir votre campagne de crowdfunding

Plus qu’une plateforme de crowdfunding, Ecobole c’est avant tout un accompagnement personnalisé des porteurs de projet

La réussite ou l’échec d’une campagne de crowdfunding tient souvent à très peu de chose. Partant de ce constat, nous avons développé toute une gamme de services pour vous accompagner tout au long de votre processus.

Voici quelques pistes qui pourraient bien faire toute la différence…

Dès sa création, ecobole.eu s’est fixé pour objectif d’être au plus proche des porteurs de projets et de les accompagner pour permettre que leur campagne soit un succès. Pour cela, l’équipe s’est structurée autour de compétences indispensables couvrant à la fois la phase amont et la période post campagne.

Un ensemble de professionnels reconnus pour leurs compétences

Ainsi, en phase amont, nous avons constitué une équipe qui analyse en profondeur votre dossier et vous guide dans la finalisation de votre projet. Les membres de cette cellule sont tous aguerris au développement de nouveaux projets ou de nouveaux concepts. Ainsi, au-delà de l’aspect fonctionnel de votre projet dans une optique de financement, ils seront en mesure de détecter d’éventuels points d’amélioration qui vous seront indispensables pour aborder dans les meilleures conditions le développement de votre activité.

Parallèlement, eu égards à la part essentielle que représente aujourd’hui la communication dans toutes les dynamiques de création, nous faisons appel à de nombreux professionnels susceptibles de vous guider pour optimiser la visibilité de votre projet. La mise en œuvre d’une stratégie cross canal, couvrant à la fois une approche médias traditionnels, supports hors média et stratégie digitale, ayant déjà prouvé son efficacité à maintes reprises, nous vous accompagnons pour définir au mieux les supports dont vous avez besoin.

Enfin, dans le cas de projets à l’international, nos équipes prennent en charge la traduction de vos projets, pour qu’ils n’aient plus de frontière.

Un niveau d’intervention en fonction de votre besoin

La réussite de votre campagne reste l’enjeu essentiel qui nous guide. Chaque projet étant différent, les actions à mettre en œuvre peuvent être diverses.

Pour permettre à chacun d’entre vous d’être accompagné, nous avons développé une offre de services adaptée à tous en fonction du montant attendu des collectes. Ainsi, nous proposons quatre packs évolutifs ainsi qu’un accompagnement à la carte, selon vos besoins. Pouvant être assemblés à loisir, ces packs vous permettent de disposer de l’ensemble des compétences de nos équipes, vous donnant ainsi une chance supplémentaire d’obtenir les financements dont vous avez besoin.

A ce titre, il est, à notre sens, essentiel d’intégrer le coût de cet accompagnement dans la campagne que vous lancez sur la plateforme, diminuant d’autant l’impact financier sur votre projet final.
La principale raison qui fait qu’un projet est financé par nos investisseurs est la capacité du porteur de projet de le promouvoir auprès des différentes parties prenantes. ecobole.eu peut vous accompagner dans cette étape primordiale, alors n’hésitez pas et contactez-nous !