19 octobre 2016
de Écobole
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Les abus et dérives liés au financement participatif

Si le crowdfunding se développe aujourd’hui partout à travers le monde, ce phénomène nouveau fait aussi l’objet d’un vide juridique. Or, cette carence réglementaire n’est pas favorable à l’expansion de ce phénomène. Cela encourage en effet, les dérives et abus entrainant la méfiance d’un grand nombre de personnes. Attirant un public de plus en plus vaste, le crowdfunding a donné lieu à de nombreuses arnaques. Bien au-delà des arnaques, il faut également s’attarder sur le comportement des porteurs de projets qui souhaitent obtenir des fonds. En effet, une fois les fonds rassemblés, ceux-ci semblent parfois oublier que c’est grâce aux apports de nombreux particuliers que leur projet est réalisable. Si le crowdfunding est basé sur la générosité, cette dernière ne semble pourtant exister que dans un sens. Comment s’assurer qu’une fois que la collecte atteint son objectif, le lanceur de projet en fasse bon usage ?

Des arnaques persistent malgré les filtres mis en place par les plateformes

Depuis son lancement, le financement participatif a donné lieu à des campagnes qui ont viré au cauchemar. C’est notamment le cas d’une campagne lancée en 2012 par Erik Chevalier sur Kickstarter. Cette campagne a largement dépassé les objectifs fixés puisque le porteur de projet a récolté 122 874 dollars contre les 35 000 espérés au départ. Toutefois, Erik Chevalier est resté très évasif quant à l’avancée de son projet de jeu. En 2013, il publie un message intitulé « Terminus » sur la page Kickstarter de son projet «

Ce n’est pas facile à écrire.
Pour faire court : le projet est terminé, le jeu est annulé ». Après de multiples commentaires appelant au remboursement, le fondateur n’a jamais donné de réponse. C’est finalement l’agence fédérale américaine spécialisée dans la protection des consommateurs qui a condamné Erik Chevalier à rembourser l’argent perçu. Il semblerait que l’argent récolté grâce au financement participatif ait été utilisé par Erik Chevalier pour régler ses loyers et frais de déménagement.

Une autre arnaque a aussi fait du bruit dans le domaine du crowdfunding. Il s’agit du projet UbuTab provenant de la plateforme Indiegogo. Ce projet proposait le lancement d’une tablette numérique pouvant contenir jusqu’à 2 teras de mémoire. Or, cet objet n’a jamais vu le jour. Les motifs invoqués étaient les suivants : des problèmes avec les douanes en Pologne, là où devaient être fabriquées les tablettes, ainsi que la qualité des produits non conforme aux exigences du porteur de projet. Si la faible somme demandée de 36 000 dollars pouvait paraitre dérisoire pour ce type de projet, 152 personnes se sont pourtant faites piéger.

Si ce scandale remet en cause la sécurité sur les sites de crowdfunding en France, elle interroge davantage sur la base de ce mécanisme qui est la solidarité.

Des particuliers qui investissent sans retour via le financement participatif

La fraude liée au crowdfunding aurait pour l’instant largement épargné la France mais les nombreuses dérives dans ce domaine nécessitent sans aucun doute un renforcement de la réglementation. Un décret est entré en vigueur en 2014 pour poser les grandes mesures en faveur d’une meilleure information du contributeur. Ainsi, ce dernier doit être averti de manière plus claire des risques qu’il encourt par les plateformes de crowdfunding. L’investissement est également limité à 1 000 € par personne et par projet. Pour consolider la transparence et la confiance dans ce domaine, le secteur des assurances s’est immiscé dans l’univers du financement participatif. Cela consiste par exemple à offrir une assurance crédit pour les investisseurs afin de garantir contre les défauts de paiement sur les plateformes.

Le nombre important d’arnaques et de fraudes amènerait les particuliers à devenir de plus en plus méfiants envers le financement participatif. De plus, certains porteurs de projet après l’atteinte du montant collecté, n’informent pas les investisseurs de l’avancée du projet. Ainsi, le crowdfunding qui repose sur la solidarité et la transparence se transforme davantage en une simple demande de fonds ne faisant l’objet d’aucun retour envers les particuliers investisseurs.

Finalement, derrière le succès qu’affiche le financement participatif, certains points restent toutefois méconnus ou cachés par l’ampleur que prend le phénomène. A l’avenir, les porteurs de projets seront peut-être davantage reconnaissants envers les investisseurs, notamment en les informant de l’évolution de leur projet. Car il ne faut pas oublier que sans investisseur, le projet n’aurait pas pu être réalisé.

6 octobre 2016
de Écobole
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Soutenez Ecobole pour l’aider dans son développement

Ecobole compte sur vous pour soutenir son développement

Toujours en pleine croissance grâce à des projets innovants,  Ecobole fait ses preuves avec aujourd’hui un financement de 58 campagnes pour un total de plus de 220 000 €, la création d’un pool de plus de 2 000 investisseurs et le développement d’une nouvelle plateforme à la fois ergonomique et fonctionnelle qui assure une plus grande visibilité aux campagnes.

Afin de répondre au mieux à vos besoins, nous souhaitons d’ici quelques mois atteindre plusieurs objectifs et notamment renforcer nos partenariats avec les acteurs publics et privés principalement dans la région Bretagne, embaucher un Business Developer / marketing & communication mais aussi fidéliser à grande échelle notre communauté en ligne via nos différents supports digitaux.

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Vous pouvez, si vous le souhaitez, nous soutenir dans cette amélioration en faisant un don ou un prêt.

L’économie participative prend aujourd’hui une ampleur importante dans notre économie. Constituant une nouvelle façon de consommer grâce à la rencontre de mouvements citoyens, ce domaine connait actuellement une véritable dynamique. En pleine expansion, ce secteur oscille entre un vrai choix de société et un modèle de transition.

L’économie collaborative permet de consommer moins cher et plus responsable

Le contexte de crise économique que connaissent les Français depuis 2008 les amènent à modifier leur mode de consommation. L’économie collaborative répond à ce besoin, notamment grâce aux nouvelles technologies.

La confiance est un élément indissociable de l’économie collaborative. Pour qu’une société collaborative puisse se développer correctement, il est indispensable que les particuliers se fassent confiance car c’est avant tout une économie entre personnes, avec la plateforme numérique comme intermédiaire. Economie collaborative, économie du partage et Economie Sociale et Solidaire sont basées toutes les trois sur l’agissement collectif, mais les intérêts et les règles de ce collectif diffèrent pour chacune.

Les plateformes permettent de faire du local à grande échelle, et rendent donc rentable une économie de proximité. Elles augmentent les possibilités de mise en relation entre individus en améliorant la visibilité des offres et des demandes. Elles permettent par ailleurs, de relier des individus à distance et d’organiser des communautés distribuées.

Le crowdfunding pour financer de nouveaux projets

Issu de l’économie collaborative, le crowdfunding connait également une croissance fulgurante. Il permet, en effet de faire appel à un ensemble d’internautes afin d’obtenir des fonds nécessaires au financement d’un projet, et cela sans passer par l’intermédiaire des circuits de financement classiques. L’entreprise a elle aussi la possibilité de lancer une dynamique de co-conception en recueillant les avis des membres de sa communauté. Cet échange permet de lancer efficacement un produit sur le marché. Ceux qui le financent seront alors les premiers à le valoriser s’ils en sont satisfaits.

Prêter directement à des sociétés attire de plus en plus d’épargnants

Le crowdfunding permet aux particuliers de faire deux sortes de placement : l’investissement dans le capital des sociétés ou le prêt d’argent rémunéré. Le second placement prend de l’importance. Preuve de son succès auprès du public : 1,3 million de Français ont déjà soutenu un projet de crowdfunding : que ce soit quelques euros versés à un artiste sur un site de don (62 euros en moyenne en 2014) ou bien plusieurs centaines d’euros prêtés à une PME, ou même plusieurs milliers investis (4 470 euros) dans le capital d’une start-up.

Une forme de financement récente mais avec une réglementation solide

En France, la réglementation du crowdfunding existe et impose désormais des contraintes importantes pour les structures proposant des plates-formes de financement. Celles-ci sont effectivement soumises à des règles prudentielles et de contrôle de la qualification des investisseurs. Un décret entré en vigueur en 2014 liste les mesures en faveur d’une meilleure information des contributeurs. Ce qui veut dire que les plates-formes devront informer de façon plus claire le contributeur sur les risques qu’il encoure en mettant à sa disposition une aide à la décision et en lui permettant d’évaluer les pertes potentielles liées au projet.

Dans l’objectif de renforcer la transparence dans ce domaine, les assurances ont été amenées à y participer. Leur rôle est par exemple, de garantir contre les défauts de paiement sur les plates-formes via une assurance-crédit pour les investisseurs. Malgré les échecs qu’a connu le crowdfunding, tout semble actuellement mis en œuvre pour protéger les e-donneurs.

4 juillet 2016
de Écobole
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www.ecobole.eu une plateforme unique de crowdfunding responsable

Ecobole.eu, une plateforme unique pour l’ensemble des financements participatifs de projets éco-responsables

Nous avions déjà amorcé une restructuration de notre plateforme, c’est maintenant finalisé : ecobole.eu devient une plateforme unique où vous pouvez accéder à l’ensemble des types de financements participatifs de vos projets environnementaux et/ou responsable.

Vous faciliter l’accès aux financements

Pour répondre à certains d’entre vous qui se sentaient un peu perdu face aux différents types de financements participatifs existants, nous avons fait le choix de regrouper l’ensemble des possibilités en un seul et même lieu : ecobole.eu. Désormais, que vous soyez dans une démarche de crowdfunding (don) ou de crowdlending (prêt), vous trouverez sur la plateforme tous les éléments susceptibles de guider votre choix : avantages, comparatifs, historique… sans oublier notre blog où vous pouvez toujours trouver des actualités sur le financement participatif et les différentes campagnes en cours.

Une véritable accélération du prêt participatif

Depuis de nombreux mois, nous assistons à une évolution majeure du financement participatif. Alors qu’initialement, on parlait principalement de dons pour soutenir les projets dans lesquels les financeurs se retrouvaient, les récentes campagnes ont montré une volonté de plus en plus marquée de la part des investisseurs d’investir sous forme de prêt. Véritable alternative aux crédits bancaires, cette nouvelle forme « d’emprunt » auprès de particuliers permet aux porteurs de projets d’être financés de manière plus souple en cette période de crise économique et financière.

Pour répondre à ce besoin croissant, ecobole.eu a développé toute une gamme de services d’accompagnement imaginés spécifiquement pour les porteurs de projets désireux d’optimiser leur chance d’être financé dans le cadre d’une campagne de crowdlending.

Ainsi, la plateforme ecobole porte un soin particulier dans le choix des projets qu’elle propose au financement et accompagne les porteurs de projets tout au long de leur démarche : structuration du projet, présentation, promotion, valorisation… Cette démarche vise également à rassurer les investisseurs quant à la crédibilité des projets proposés et des garanties apportées notamment concernant l’utilisation des fonds récoltés.

C’est un engagement essentiel pour Ecobole qui souhaite poursuivre son action, basée sur la transparence et la confiance, qui lui a permis de regrouper plusieurs centaines d’investisseurs fidèles.

Transmettre nos valeurs

Devant l’augmentation des demandes de financement pour des projets de toutes tailles, Ecobole souhaite aujourd’hui agrandir l’équipe et former un nouveau collaborateur à nos méthodes et nos valeurs.

C’est pourquoi nous sommes en passe d’accueillir un stagiaire que nous voulons faire évoluer dans les mois qui viennent afin de le rendre parfaitement opérationnel dans le suivi et la gestion de nos différentes actions.

Une fois n’est pas coutume, nous avons-nous même lancé une campagne, pour nous permettre d’amortir les investissements nécessaires à l’arrivée de ce nouveau collaborateur (matériel, financements…). Si vous souhaitez soutenir notre dynamique, n’hésitez pas nous aider dans notre démarche.

Vous avez un projet et souhaitez lancer une campagne de crowdfunding sur une plateforme de financement ? N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement.

21 juin 2016
de Écobole
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Participez à la protection des Diables des mers sur www.ecobole.eu

En soutenant le projet Wings4Sea, participez à la préservation des raies « Diable des mers » en Méditerranée.

Espèce encore très présente en méditerranée il y a quelques années, la raie mobula mobular, autrement appelée « Diable des mers », est aujourd’hui classée dans la liste des espèces en voie d’extinction.
Face à cela, l’association Ailerons et ses partenaires D.A.D et Wipsea, se mobilisent et lancent une campagne de crowdfunding sur ecobole.eu afin d’obtenir les financements nécessaires à une action d’envergure.

Wings4Sea, un projet scientifique pluridisciplinaire

Engagée depuis 7 ans dans la collecte d’informations à visée scientifique sur les raies Diables des mers, l’association Ailerons souhaite aujourd’hui développer une nouvelle approche de son action en s’appuyant sur des technologies modernes lui permettant de gagner en efficacité.

Ainsi, en collaboration avec DAD, spécialiste en drones et ancien bénéficiaire d’une campagne sur ecobole.eu et Wipsea, entreprise d’analyse automatisée d’images aériennes pour des suivis environnementaux, l’association lance l’opération Wings4Sea afin de quadriller de larges zones en mer Méditerranée pour collecter des informations précieuses sur les « Diables des mers » pour mieux les comprendre et les protéger.

Wings4Sea, un projet novateur et ambitieux

Il s’agit, pour la première fois, de tester, à grande échelle et en pleine mer, l’utilisation de drones associée à l’analyse automatisée d’images afin d’observer cette espèce difficilement accessible. Parallèlement, l’ambition est de poser pour la première fois une balise satellite sur une raie « Diable des mers » afin de suivre ses déplacements pour mieux les analyser.

Ce programme constitue donc une grande première, tant d’un point de vue technologique que scientifique, ouvrant des perspectives importantes en termes de recherche scientifique, notamment en milieu marin.

Une campagne en cours pour boucler le budget et lancer l’opération

Pour être mené à bien, le projet Wings4Sea s’inscrit dans la durée avec un déploiement en deux phases distinctes : une première phase de développement, de programmation et de tests (automne 2016) puis une seconde, en condition réelle, lors d’une campagne en haute mer durant l’été 2017.

C’est pour compléter le budget nécessaire à ces deux phases indispensables que les initiateurs du projet lance une campagne de financement participatif sur ecobole.eu pour un montant total de 35 000 €.

Depuis sa création, Ecobole, première plateforme de crowdfunding dédiée aux projets environnementaux propose au financement de nombreux projets similaires et, à ce titre, constitue le support idéal pour rassembler des investisseurs sensibles à la préservation des raies « Diable des mers ».

Cette campagne, lancée il y a cinq jours, est proposée au financement pour les 3 mois à venir afin que l’association Ailerons et ses partenaires puissent atteindre leur objectif et finaliser leur projet !

Si vous voulez en savoir plus sur ce programme et les aider à le mener à bien, n’hésitez pas à vous connecter sur ecobole.eu
Vous avez un projet et souhaitez lancer une campagne de crowdfunding sur notre plateforme ?

10 mai 2016
de Écobole
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Trois projets écoresponsables financés grâce au crowdfunding

Trois nouvelles campagnes se sont achevées après 90 jours sur ecobole.eu… Retour sur ces projets qui ont rencontrés des succès mitigés.

Certaines campagnes portées par ecobole.eu rencontrent un succès au-delà des espérances… d’autres un peu moins. Quelles sont les raisons de ces disparités ? Comment essayer d’y remédier ?

Des réussites malgré des financements partiels

Lorsque notre plateforme accepte de soutenir une campagne pour un projet, c’est qu’elle estime que le projet est assez solide pour rencontrer assez d’écoboliens pour assurer le financement recherché.

Ce fut le cas pour trois projets dont les campagnes de financement viennent de s’achever : le Festival Art et Plancton, la savonnerie Zenzitude et le foodtruck Mar’So. Chacune de ces campagnes ont permis à leurs initiateurs de lever des fonds, mais aucune à la hauteur de leurs attentes initiales.

De nombreuses raisons peuvent expliquer ce résultat parfois décevant, pourtant, le plus souvent, cela reste lié à un manque de communication pendant la durée de la campagne. Comme nous l’avions déjà évoqué dans un billet en 2013, une bonne communication reste l’élément indispensable de votre réussite.

Mais plutôt que de voir le verre à moitié vide, nous préférons le voir à moitié plein. Ces campagnes ont été, à notre sens, très bénéfiques pour Marlène, Sophie, les dirigent de l’Observatoire du plancton et Sophie (une autre) qui portaient ces projets.

Tout d’abord parce qu’elles ont permis de donner un coup de projecteur sur des engagements forts sur des thématiques aussi diverses que l’alimentation saine, la production biologique ou le milieu marin.

Ensuite, car elles ont imposé, à chaque porteur, de synthétiser son projet, de le présenter par écrit à un public large et ainsi de transmettre sa détermination. Cela a permis, pour certains, de faire d’une simple idée, un projet structuré susceptible d’être financé.

Enfin, et ce n’est pas la moindre des réussites, ces trois campagnes ont permis aux trois projets de lever des fonds qui ouvrent des perspectives en termes de développement à l’avenir. Bien que les montants escomptés n’aient pas été atteints, certains écoboliens ont décidé de soutenir ces projets et de leur donner une chance d’être menés à bout. Nous sommes persuadés que chacun saura faire fructifier cet argent pour démarrer son aventure et la mener à bien.

Cette volonté de soutenir les projets, quelle que soit leur taille, dès lors qu’ils participent à un « mieux vivre » notre environnement, est ce qui anime Ecobole depuis sa création. Notre rôle s’inscrit au-delà de la simple plateforme de financement participatif et l’ensemble de l’équipe entend poursuivre son action auprès des porteurs de projets.

A ce titre, d’autres campagnes sont actuellement en cours sur ecobole, n’hésitez pas à les soutenir !

Par ailleurs, si vous avez un projet et souhaitez lancer une campagne de crowdfunding sur notre plateforme ?