Agriculture urbaine, au pire ça marche…

| Un commentaire

Un rêve qui semblait inaccessible il y a encore quelques années, devenu souhaitable par contrainte des crises économiques et sociales successives, est aujourd’hui une nécessité. Celle qui fut une utopie est aujourd’hui un sujet central de l’avenir de nos sociétés post-modernes: L’ AGRICULTURE URBAINE.

Ce concept regroupe les différentes pratiques agricoles en ville, généralement en parcelles partagées ou en jardins individuels. Tous les espaces urbains deviennent alors des « spots » propices à la valorisation de l’espace et à l’interaction sociale (toits végétalisés, friches urbaine, espaces verts…). L’agriculture urbaine englobe diverses  productions d’intérêt économique local, légumes, miels, plantes, de champignons (ex:les champignons de Paris) ou d’élevages sur le territoire urbain et sur les espaces  péri-urbains. Espaces cultivés et espaces bâtis se mélangent puis participent ensemble au processus d’urbanisation. Cette agriculture urbaine interagit également sur l’enrichissement de la biodiversité.

Ferme urbaine à Chicago, Illinois

Maraîchage urbain : une parcelle située devant la gare d’Ezhou, Chine

Quelques ovins, bovins, caprins en entretien d’espaces enherbés urbains : des poneys et un taureau Highland cattle tondent à la citadelle de Lille (Monument historique), sur de fortes pentes peu accessibles aux tondeuses. De plus, le déplacement du cheptel d’un site à l’autre donne aux animaux un rôle de corridor biologique ambulant»

Culture verticale de vigne : grappes de raisin accessibles depuis les fenêtres, Lille (FR).

Un enjeu planétaire, une solution locale au désordre global

L’agriculture urbaine  est une des solutions  recommandées par l’ONU et la FAO pour faire face aux enjeux de sécurité alimentaire et aux défis de l’urbanisation galopante. Selon la FAO, l’agriculture urbaine et périurbaine est déjà utilisée par environ 700 millions de citadins (1/4 peronnes dans le monde).

Certains écoquartiers ont intégré une ferme urbaine dans leur périmètre (ex : E.V.A. Lanxmeer, écoquartier d’environ 250 maisons et bureaux aux Pays-Bas).
Des architectes et urbanistes  ont développé des fonctions d’agriculture verticale (pour des tours de plusieurs dizaines d’étages), parfois avec une volonté d’ autonomie alimentaire. Pour compléter la démarche du cycle de produit alimentaire, on retrouve souvent un cycle économique complémentaire et inter-connecté avec un dispositif de type AMAP.

Vous assister à la naissance de tiers lieux aux rôles connexes : sociologique, pédagogique et spatiale. Sociologique, pour comprendre et composer avec les dynamiques humaines et sociales. Spatial, pour la gestion de l’espace et l’aménagement urbain tendant vers une ville intelligente. Pédagogique, parce qu’ils portent à la fois sur la qualité de programme agricole et la pédagogie adapté, la pertinence des espaces et des lieux choisis et leur symbiose avec leur environnement.

Ne pas attendre le désastre pour s’adapter

Detroit, USA : quand « motor city » devient « green city »

La ville de Détroit, symbole de l’industrie automobile et de l’idéal consumériste passé, a sombré avec la crise financière. Des quartiers entiers sont abandonnés.

Impressionnante mutation : les projets d’installation de jardins communautaires et de petites exploitations agricoles se multiplient au milieu des pâtés de maison. Environ un quart de la ville passerait ainsi de résidentiel à semi-rural. Avec une superficie équivalente à la ville de San Francisco, ses friches sont une aubaine pour développer l’agriculture urbaine. L’initiative a démarré il y a quelques années déjà : en 1970, le maire Coleman Young lance le programme Farm-A-Lot, autorisant les résidents à obtenir un permis pour cultiver un lopin de terre dans leur quartier. 40 ans plus tard, 16 000 personnes s’investiraient dans près de 1300 jardins. Plusieurs associations participent aussi à la transformation de Détroit, à l’instar d’Urban Farming. Potagers, ruches, fleurs, céréales, poulaillers, et depuis le printemps 2013, pisciculture. Nous on adore !

detroit green

Les grandes villes et moyennes villes françaises sont aujourd’hui invitées, par les citoyens acteurs de leur avenir, à opérer une mutation profonde intégrant l’agriculture urbaine au cœur même de leur développement. Pour une nourriture saine, accessible, à prix raisonnable et soutenant l’emploi local.

Un mouvement impulsé par les habitants, « bottom up » qui s’auto-organise.

Force est de constater au travers des exemples sur tout le globe (Detroit, Rosario, en Argentine etc.) que l’immobilisme ou la circonspection des décideurs locaux pousse les habitants des villes à innover par leur propres moyens…

« Ce ne sont pas les plus forts qui survivent, ni  les plus intelligents,mais ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement. »

 Charles Darwin

bottom upLe crowdfunding, financement par la foule, se présente alors comme un outil parfaitement adapté et une arme de soutien au verdissement massif en milieu urbain. Car la problématique économique pour la réalisation de cette agriculture urbaine est évidemment omniprésente dans les porte-monnaies des porteurs de projets.

Ecobole éxiste et travaille pour faire pousser les projets bons pour la planète et l’humain, lançons nous dans l’aventure de l’agriculture urbaine…

…au pire ça marche !

Un Commentaire

  1. Ping : Agriculture urbaine, au pire ça marche.....

Laisser un commentaire

Champs Requis *.