Le financement participatif comme laboratoire dynamique

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Se lancer dans un projet est toujours une aventure : quelle route prendre, par où commencer ? où mène le chemin ? Vous avez l’idée, l’envie, sauf que tout reste à faire. Votre projet une fois défini, vous constatez que vous avez besoin de moyens : fonds d’amorçage pour certains, coup de pouce pour d’autres. Le recours au financement participatif (finpart) est une voie intéressante à utiliser comme source d’apport monétaire, mais pas seulement…  En quoi le crowdfunding peut devenir un véritable labo sous forme de tremplin ?

Un outil pertinent à divers niveaux

Du laboratoire test à la récolte des premiers fonds, le financement participatif se révèle un outil proche du couteau suisse ! En effet, lancer une « campagne de crowdfunding » pour son projet ne consiste pas simplement à se mettre en ligne, à regarder sa tirelire enfler, puis à repartir avec sa cagnotte, ou pas.

Vous devez être actif. Or, un labo dont les portes sont ouvertes au public pendant trois mois est une véritable opportunité pour savoir si vous avez pris le bon chemin. Une campagne de crowdfunding est par ailleurs – et principalement – un excellent outil de marketing pour tester vos capacités dans ce domaine.

Un laboratoire du « doing with »

Opter pour une campagne de crowdfunding, c’est comme entrer dans un laboratoire où tout se teste : marché, cible, marketing, communication, développement. C’est une opportunité de passer votre projet à la moulinette. D’abord parce que vous le rendez visible  (peut-être pour la première fois). Vous allez confronter votre projet à l’avis général, en l’occurrence des internautes citoyens, futurs investisseurs et/ou peut-être futurs « consommateurs » s’il s’agit d’un produit ou d’un service.

Ces internautes ont un esprit critique, ce qui est plutôt une bonne chose. Ils n’hésitent pas à donner leur avis (bon ou mauvais) en tant qu’utilisateurs. Et c’est ce qui rend l’approche intéressante. Vous avez, le temps d’une campagne, un public auprès duquel vous pouvez tester la pertinence de votre projet : à l’aide de votre page dédiée sur la plateforme de crowdfunding, mais aussi via votre site internet ou blog, et via les réseaux sociaux, vous avez la chance de pouvoir échanger en direct. La question du « je teste le marché » prend une dimension réelle, concrète, efficace. Vous faites avec (to do with). Rien de tel pour anticiper les erreurs, améliorer ce qui ne va pas ou développer davantage ce qui plaît.

Une campagne de financement participatif est faite de trois parties : un avant, un pendant et un après. Cela se prépare en effet bien à l’avance. D’abord par le montage de la présentation du projet… Communication mon amour (voir notre précédent billet à ce sujet).

Puis le jour du lancement arrive : pendant 90 jours, vous devez être absolument mobilisé dessus. C’est non seulement votre intérêt, mais c’est aussi une marque de respect pour les financeurs potentiels que vous sollicitez. Votre but, bien sûr, est de récolter la somme précisée au départ, dont vous avez besoin. (Enfin, espérons que c’est votre but, sinon, à quoi bon s’inscrire sur une telle plateforme ?)

Parallèlement, cette campagne vous pousse aussi à développer en vous des ressources insoupçonnées de communicant, de manager, de diplomate, de community manager, de rédacteur, de commercial… Une campagne est basée sur la confiance et votre ouverture aux « relations publiques » est une des clés de la réussite de votre projet, surtout s’il est pertinent.

A contrario, si la campagne ne se passe pas aussi bien que prévu, que la récolte envisagée ne porte pas ses fruits, c’est le moment de se poser des questions sur ce qui ne va pas : qu’avez-vous fait pour que ça ne marche pas ? Où est-ce que ça coince ? Pourquoi ? N’oubliez pas que les réponses se trouvent parfois dans le dialogue que vous aurez avec les contributeurs ayant eu la gentillesse de laisser des messages…

C’est en faisant qu’on apprend. Et quel que soit le résultat, vous aurez créé une dynamique positive. La suite compte beaucoup, car il ne s’agit pas de laisser en plan les personnes qui vous ont soutenu en ligne. Que vous réussissiez votre financement du premier coup ou non, vous repartez avec des rencontres (plus ou moins utiles par la suite), avec des informations qui peuvent déboucher sur d’autres idées, avec une publicité qui peut booster votre visibilité, etc. Dans tous les cas, n’oubliez pas de donner des nouvelles, par exemple via un blog. On n’a jamais fait mieux que la communication…

Des plateformes au choix

Parmi les plateformes actuelles que l’on trouve sur Internet, les plus connues sont généralistes.
Or, imaginons que votre projet s’inscrive dans une niche : au hasard, le « green ». vous souhaitez toucher un public ciblé, comme des personnes sensibles à leur santé, à leur environnement, à l’état de la planète et à son devenir.
Au lieu de vous noyez dans un site multi-domaines où le profil des foules est moins aisé à discerner, le fait de choisir une plateforme avec une niche très précise permet de vous adresser à un public averti, que vous aurez donc moins de mal à convaincre et à séduire.
Écobole par exemple est une plateforme très ciblée, dont la démarche est d’aider les écoprojets à se trouver la bonne « famille » d’internautes, sur la même longueur d’ondes.

On le voit, quel que soit le projet, le recours au financement participatif est une expérience riche qui place le créateur dans une dynamique favorable à son développement, qui le pousse dans ses retranchements à l’aide d’un premier test, qui ne lui coûte rien, qui peut au contraire lui rapporter et qui peut se transformer en réussite durable.

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