Pourquoi les banques s’intéressent au crowdfunding ?

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Quand les banques s’intéressent au crowdfunding

Il y a une semaine, LesEchos.fr publiaient un billet intitulé Les banques s’invitent dans l’écosystème du « crowdfunding ». Est-ce vraiment étonnant lorsque l’on sait que ce nouveau mode de financement participatif a représenté près de 65 M€ en France en 2013 et qu’il est en constante progression ? Mais la vraie question est de savoir ce que cette arrivée change pour les acteurs du secteur présents depuis longtemps ?

A son origine, le financement participatif avait pour vocation d’aider les porteurs de projets à monter leurs actions en s’appuyant sur la solidarité collective. Ainsi, cela a permis à de nombreux projets de voir le jour alors que les banques n’avaient pas souhaité « prendre le risque » de les financer. Fort du succès de certains, ce mode de financement a connu une forte expansion ces dernières années et ne cesse de progresser dans le monde entier.

En France, le secteur s’est structuré autour de différents acteurs mus par des objectifs bien différents selon qu’ils sont généralistes, spécialisés, puissants ou plus confidentiels. Alors que les premiers projets financés sous cette forme étaient de taille relativement modeste, on assiste aujourd’hui à l’émergence de campagnes importantes qui changent la donne. Ainsi, on peut citer parmi tant d’autres le laboratoire Biosantech qui a levé 803 000 € en juin dernier, le Panthéon qui a recueilli l’an dernier 68 000 euros pour sa rénovation ou encore Testamento.fr, qui espère lever 400 000 € pour soutenir son développement en lançant sa campagne de crowdfunding.

Face à cela il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que les grands organismes financiers se penchent sur la question et souhaite s’inviter au bal. Ainsi, Axa qui investit depuis un an dans le mécénat participatif, vient d’entrer au capital de Particeep à hauteur de 350 000€.

Maintenant, c’est au tour des banques de vouloir rattraper leur retard et investissent à coup de centaines de milliers d’euros dans les projets. Elles qui refusaient, voici encore quelques années, de prendre les risques indispensables à l’émergence de projets innovants, sont désormais prêtes à tous les excès pour en faire partie !

Pourquoi cet engouement soudain ? Tout simplement pour pouvoir capter les flux financiers qui leur échappent et ainsi défendre leur position préférentielle. Désolant !

Pour notre part, chez Ecobole nous croyons au potentiel d’un financement participatif indépendant, basé sur la solidarité des écoboliens. Notre volonté est d’accompagner les projets à portée écologique en nous appuyant sur un savoir-faire et une indépendance jamais remise en cause !

2 Commentaires

  1. Bien sûr le principe du participatif est d’être indépendant des grands réseaux. Il n’empêche qu’il y a trop de systèmes de crowfunding et on a du mal à faire le tri entre le prêt, la prise de participation et le don. Et puis il y a la question de la confiance et du suivi.
    Si les système des crowfunding ne répondent pas à ces questions, elles resteront anecdotiques et se feront manger par les gros réseaux pour la masse de l’épargne.

  2. Ping : Le crowdfunding redessine le contour de l’économie française | Écobole

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